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Construire et isoler autrement

Bienvenue sur IsoPaille, votre magazine en ligne dédié à l’éco-construction et à l’isolation biosourcée. Paille, chanvre, ouate de cellulose, bois : découvrez les matériaux et les techniques qui transforment l’habitat en France.

Articles récents

Guide complet de l'isolation en paille : techniques, prix, performance

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La paille fait partie des isolants les plus anciens au monde, et pourtant elle reste méconnue du grand public. Disponible localement, peu transformée, affichant une empreinte carbone quasi nulle, elle coche toutes les cases de l’isolation responsable. Ce guide fait le point sur ses performances réelles, ses techniques de mise en œuvre, son coût et ses limites.

Construire une maison passive en France : guide pratique

·10 mins
Une maison passive consomme si peu d’énergie pour le chauffage qu’on pourrait presque se passer de système de chauffe. En Allemagne, où le concept est né sous le label Passivhaus dans les années 1990, des milliers de bâtiments fonctionnent sur ce principe. En France, le mouvement prend de l’ampleur — mais construire passif sous nos latitudes pose des questions spécifiques.

Éco-construction : les matériaux biosourcés passés au crible (paille, chanvre, bois, ouate de cellulose, liège)

·10 mins
Quand on parle d’éco-construction, beaucoup pensent d’abord aux panneaux photovoltaïques. Pourtant, l’essentiel se joue bien avant : dans le choix des matériaux qui forment l’enveloppe du bâtiment — murs, toiture, planchers. Les isolants biosourcés, tirés du monde végétal, gagnent du terrain face aux solutions pétrochimiques classiques. Mais lequel choisir ? À quel coût ? Et pour quel résultat concret ?

Stocker le carbone dans les murs : le potentiel des isolants biosourcés

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Le camion-plateau est arrivé un mardi matin, chargé de 340 bottes de paille de blé récoltées à huit kilomètres du chantier, sur la commune de Saint-Hilaire-du-Bois. Samuel, charpentier et autoconstructeur de sa propre maison, les a comptées deux fois avant de signer le bon. Puis il a sorti son téléphone et fait un calcul rapide : un peu plus de 5 tonnes de paille, donc environ 7 tonnes de CO2 qui allaient rester enfermées dans ses murs. « C’est à peu près ce que j’émets en un an, voiture et chauffage compris. Sauf que là, c’est rangé pour cinquante ans au moins. »

DPE et isolation biosourcée : quel impact sur la classe énergétique

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Le diagnostiqueur est reparti depuis vingt minutes quand Hélène ouvre le PDF sur son téléphone. Sa maison de bourg en moellons calcaires, près de Loches, vient de passer de F à D. Deux ans plus tôt, elle avait fait souffler 35 cm de ouate de cellulose dans les combles, doublé les murs nord et ouest en fibre de bois de 12 cm et posé une VMC hygroréglable. Le premier diagnostic, réalisé avant travaux, la classait F avec 371 kWh/m²/an. Le nouveau affiche 236. Ce qui l’étonne, c’est que le diagnostiqueur ne lui a posé aucune question sur la nature de ses isolants. Il voulait seulement voir les factures.

Laine de bois vs laine de chanvre : le match des isolants biosourcés

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Le devis tient sur une page et tout se joue sur deux lignes. Variante A : laine de bois souple, 145 mm entre montants. Variante B : laine de chanvre, même épaisseur. Écart entre les deux, 310 euros pour 120 m² de murs. Autant dire rien. Le couple qui fait construire cette maison à ossature bois du côté de Château-Gontier, en Mayenne, a fini par poser la question au charpentier un vendredi soir, debout sur la dalle du rez-de-chaussée encore ouverte aux quatre vents. Lui a haussé les épaules : “Les deux sont bons. Dites-moi plutôt ce que vous attendez de vos murs au mois de juillet.”