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Rénovation

Isolation d'un plancher bas avec des matériaux biosourcés

·9 mins
Dans une maison de bourg des années 50 près de Parthenay, la propriétaire avait tout fait dans le bon ordre : combles soufflés en ouate, fenêtres changées, murs doublés en fibre de bois. Et pourtant, l’hiver, les pieds restaient froids. Le thermomètre affichait 20 °C à hauteur d’yeux, mais le carrelage du séjour plafonnait à 14 °C. Sous ce carrelage, une dalle de 12 cm coulée directement sur un vide sanitaire de 60 cm de haut, sans le moindre isolant. Rien d’exceptionnel : dans le parc ancien, le plancher bas est souvent la dernière paroi qu’on traite, parce qu’on ne la voit pas et qu’on ne sait pas toujours par où la prendre.

Remplacement de laine de verre par un isolant biosourcé : étapes et coût

·8 mins
Dans les combles d’un pavillon de 1978 à Cholet, la laine de verre posée à la construction ne fait plus que 6 cm d’épaisseur au lieu des 10 d’origine. Elle s’est tassée, elle a noirci le long des passages d’air, et par endroits les rouleaux ont glissé entre les solives en laissant la dalle nue. Résistance thermique mesurée : autour de 1,5 m².K/W. Autant dire rien. Le propriétaire hésitait entre souffler 30 cm de ouate par-dessus ou tout sortir avant de recommencer. Question banale sur ce type de chantier, et la réponse dépend moins de l’isolant visé que de l’état de ce qui est déjà en place.

Retour de chantier : ITE biosourcée sur maison des années 70

·8 mins
À Chevigny-Saint-Sauveur, dans la couronne dijonnaise, les pavillons de la ZAC des Vernes se ressemblent tous : toiture quatre pans, sous-sol semi-enterré, murs en parpaing creux de 20 et un débord de toit de 30 cm à peine. Celui de Nadia et Pascal Ferrand date de 1974. Classé E au DPE, il consommait 21 500 kWh de gaz par an pour 118 m² habitables. En mars 2025, l’échafaudage est monté pour une isolation par l’extérieur en fibre de bois. Dix-sept mois plus tard, avec un hiver complet derrière eux, voici ce que le chantier a réellement donné.

Humidité et isolation biosourcée : diagnostic et solutions

·6 mins
Dans une maison de ville des années 1930, près de Laval, le propriétaire voulait isoler ses murs par l’intérieur en fibre de bois. Bon réflexe, mauvais timing : le bas des murs du salon portait des auréoles jusqu’à 80 cm de hauteur, avec un dépôt blanchâtre qui s’effritait sous le doigt. Du salpêtre. Isoler par-dessus aurait masqué le problème pendant deux ou trois ans, le temps que l’isolant se gorge d’eau et que les moisissures s’installent derrière le parement. Le chantier a été reporté de six mois, le temps de traiter la cause. C’est la règle numéro un : on ne pose jamais un isolant sur un mur dont l’humidité n’a pas été diagnostiquée.

Le sarking en fibre de bois : isolation de toiture par l'extérieur

·6 mins
Sur un corps de ferme en cours de rénovation près de Vitré, la charpente en chêne du XVIIIe siècle valait le coup d’œil : entraits chevillés, pannes patinées, un volume de comble qu’il aurait été dommage de masquer. Le propriétaire voulait tout garder visible et transformer le grenier en pièces à vivre. Isoler par l’intérieur revenait à emballer cette charpente sous du placo. La solution est passée par le dessus : dépose de la couverture, 20 cm de fibre de bois posés sur un platelage, puis les tuiles reposées. Le comble a gardé sa charpente apparente, et la maison a gagné une isolation continue, sans le moindre pont thermique. C’est tout le principe du sarking.

Comparatif : isolation intérieure vs extérieure en biosourcé

·8 mins
Deux pavillons des années 70, côte à côte dans un lotissement près de Rennes. Même parpaing de 20, même surface, même facture de gaz qui pique. Le premier propriétaire a isolé par l’intérieur en fibre de bois flexible, 14 cm derrière une ossature métallique. Le second a opté pour une ITE en panneaux rigides sous enduit, 16 cm. Trois ans plus tard, les deux maisons consomment à peu près moitié moins qu’avant. Mais le premier a dépensé 11 000 euros, le second 28 000. Et si on regarde de près les relevés, la maison isolée par l’extérieur garde un petit avantage l’hiver, et un gros avantage l’été. Alors, qui a eu raison ? Les deux, probablement. Tout dépend de ce qu’on cherche, et de ce que la maison permet.

Retour de chantier : rénovation d'une longère en pierre avec isolation paille

·6 mins
Dans le Perche, à une quinzaine de kilomètres de Mortagne, une longère de 1865 attendait depuis trois ans son chantier d’isolation. Murs en moellons de grès et silex de 60 cm, sol en terre battue par endroits, et un enduit ciment plaqué dans les années 1980 qui avait fini de bloquer la respiration des pierres. Camille et Hervé, les propriétaires, avaient une consigne claire pour le charpentier-pailleur : isoler par l’intérieur sans étouffer le mur. Six semaines de chantier plus tard, les 95 m² habitables sont enveloppés de paille, et le premier hiver est passé. Voici ce qu’on en retient.

Isoler ses combles avec de la fibre de bois : guide pratique

·7 mins
Sur un chantier de rénovation près de Pornic, l’artisan termine de souffler 32 cm de fibre de bois en vrac sur le plancher des combles perdus. La machine ronronne dans le pignon, les piges graduées affleurent, le tas s’étale tout seul entre les solives. Côté toiture, des panneaux semi-rigides de 60 mm viennent d’être agrafés en pare-pluie sous les liteaux. Trois jours de chantier, deux artisans, un budget tenu : la fibre de bois est devenue la vedette des combles biosourcés, et pas par hasard.

Rénovation énergétique : les aides financières en 2026 (MaPrimeRénov, CEE, éco-PTZ)

·6 mins
Rénover une passoire thermique, ça coûte un bras. Entre l’isolation des murs, le changement de fenêtres et la VMC à installer, un chantier complet sur une maison de 100 m2 s’envole vite entre 30 000 et 60 000 EUR. Mais voilà : en 2026, entre MaPrimeRénov, les CEE, l’éco-PTZ et la TVA à 5,5 %, un ménage modeste peut faire tomber son reste à charge sous les 5 000 EUR. Encore faut-il s’y retrouver dans le mille-feuille administratif. On fait le point.

Pont thermique : comment les détecter et les traiter

·5 mins
Un pont thermique, c’est un raccourci par lequel la chaleur s’échappe. Un bout de dalle en béton qui traverse l’isolant, un angle de mur mal traité, un appui de fenêtre en métal : ces passages privilégiés pour le froid peuvent représenter 5 à 25 % des déperditions totales d’un bâtiment. Les ignorer, c’est accepter de chauffer partiellement dehors.

Pare-vapeur ou frein-vapeur : lequel choisir et pourquoi

·5 mins
Derrière ces deux termes proches se cachent des produits aux comportements opposés. Choisir l’un ou l’autre conditionne la durabilité de votre isolation et la santé de vos parois. Cet article pose les bases : comment circule la vapeur d’eau dans un mur, quand bloquer et quand freiner, et quel produit convient à quel cas.

Étanchéité à l'air : le point faible des maisons anciennes

·5 mins
Vous chauffez à fond et pourtant, il fait froid. Le radiateur tourne, la facture grimpe, mais le confort ne suit pas. Dans une maison d’avant 1975, le coupable est souvent invisible : l’air qui s’infiltre par dizaines de fissures, joints usés et passages techniques mal colmatés. L’étanchéité à l’air, c’est le parent pauvre de la rénovation. Et pourtant, la traiter change radicalement la donne.